Voeu pour la mise en place de Scoot’lib – Intervention

Madame la Maire mes chers collègues,

Notre majorité se mobilise depuis de nombreuses années pour offrir aux parisiennes et aux parisiens des modalités de transports qui soient à la fois adaptées à leurs pratiques, modernes et non polluantes. Dans le même esprit qui nous habitait au moment de la mise en place de Vélib en 2007, puis d’Autolib en 2010, nous sommes nombreux à penser qu’un système de scooter électrique constitue aujourd’hui le chainon manquant entre ces deux offres.

En novembre 2013 déjà, nous proposions que la ville se penche sur la question : notre demande avait reçu un avis favorable de l’exécutif et de notre Conseil. Depuis, plus rien.

La question des deux-roues, nous le voyons au Conseil de Paris avec un grand nombre de voeux sur la question, constitue pourtant un enjeu majeur. L’utilisation des deux-roues motorisés a bondi ces dernières années, à hauteur de 34% en dix ans en Ile-de-France.

La politique des déplacements menée depuis 2001 par notre majorité a indéniablement modifié les comportements des Parisiens : davantage de déplacements en transports en commun avec les couloirs de bus et le tramway, un meilleur partage de la voirie au profit des piétons et des cyclistes, la piétonisation des voies sur berge, et surtout la révolution que constitue Vélib et Autolib.

L’idée de Scootlib n’est, en ce sens, pas un gadget, loin de là. Le scooter répondra à une attente réelle et permettra également à la ville de reprendre la main car, c’est une réalité, des promoteurs privés commencent à installer des bornes, notamment dans les gares.

Nous avons également initié, avec le plan de lutte contre la pollution de l’air que le Conseil de Paris a voté en Mai dernier, une démarche volontariste : la réalité est que les deux-roues sont très polluants. Si une offre de transport électrique peut permettre aux utilisateurs des deux-roues les plus polluants de laisser leurs véhicules au profit d’un scooter en libre-service, ce sera alors une avancée majeure.

Nous sommes conscients que ce projet soulève des interrogations : notre demande d’étude sur le sujet entend lever les inquiétudes et poser le principe d’une installation dans les meilleurs délais. Nous souhaitons ainsi que la ville avance dès ce début de mandature sur ce dossier qui, nous le savons, s’il n’est pas enclenché dans des délais rapides, aura du mal à voir le jour. Je pense que le syndicat Autolib pourrait se saisir de la question.

Pour allier liberté de circuler et réduction du trafic et de la pollution, nous devons continuer à inscrire notre action dans l’économie de la fonctionnalité, en priorisant l’usage sur la propriété, et en encourageant les dispositifs de partage des modes de transports. Voilà pourquoi, mes chers amis, je vous invite à voter cette demande que les élus de mon groupe portent à la Maire de Paris.