Marchés alimentaires parisiens – Intervention

Madame la Maire, chers collègues,

Les marchés jouent un rôle historique à Paris. : ils assurent le ravitaillement de la population parisienne, en particulier en produits alimentaires. Ils animent également les rues, participent à la qualité de vie de nos quartiers et sont donc un bien à protéger et à valoriser. Le constat est que les marchés fonctionnent bien. Mais, comme le propose la délibération, cela ne doit pas nous empêcher d’être attentifs et réfléchir à tous les moyens qui nous permettront d’améliorer l’offre, en termes de qualité des produits et de fonctionnement général.

Nous avons déposé des amendements au projet, car il nous a semblé essentiel de souligner un certain d’aspects qui, dans le cadre de l’élaboration de la future Délégation de Service Publique, sont importants.

Tout d’abord, il nous faut réfléchir, aux moyens de contenir l’inflation qui n’est pas toujours justifiée, opérée par certains exposants. Il nous faut demander aux futurs délégataires de se pencher sur cette question. En effet, il n’est pas normal que d’un marché à un autre, le kilo de mandarines passe du simple au double. Nous entendons que les exposants s’adaptent à leur lieu de vente et à la clientèle, mais tout de même ! Pourquoi, par exemple, ne pas prévoir une clause demandant à certains de vendre quelques produits à prix coutants ? C’est une réflexion importante à mener, et qui a, d’ailleurs, vocation à dépasser la seule question des marchés alimentaires. Dans cette démarche, pour contenir l’inflation, attention également à la hausse des prix de location aux exposants. Cette hausse sera, je crois, proposée au mois de décembre à notre Conseil. Nous y reviendrons et émettrons à ce moment-là un certain nombre de propositions.

En outre, nous souhaitons que les délégataires dédient un budget pour lutter contre le gaspillage, soit par le soutien à des associations dont c’est l’activité, soit par gestion directe. Les délégataires sont tenus d’affecter 50.000 euros à la valorisation locale des marchés : nous pensons qu’un budget plus important et dédiéà la lutte contre le gaspillage, irait dans le bon sens. Les scènes de fin de marchés que nous connaissons tous sont insupportables. Nous devons réguler cela. Nous pouvons d’ailleurs nous appuyer sur l’expérience du 19eme arrondissement qui a mis en place des initiatives qui, je crois, sont efficaces en matière de collecte et de tri des déchets.

Ensuite, et dans la démarche d’optimisation de nos recettes voulue par la Maire de Paris, nous pensons que les délégataires peuvent davantage participer financièrement. C’est en tout cas une piste que nous souhaitons voire étudiée. Elle a une portée qui dépasse la seule question des marchés alimentaires et nous avons voulu la faire exister dans ce débat. Concernant le travail des délégataires sur la remise en état des marchés alimentaires il y a également un sujet à creuser, nous pensons qu’ils peuvent davantage contribuer. Plus globalement, le groupe « Radical de Gauche, Centre et Indépendants » est sensible à la démarche de la ville pour préparer au mieux les futures DSP.

Enfin, nous considérons que la réforme du règlement intérieur constitue une véritable avancée.

Gardons bien en tête que les parisiennes et les parisiens veulent des marchés alimentaires de qualité, accessibles financièrement, et surtout qui demeurent des lieux de convivialité, d’échange et de partage. Les élus du groupe RG-CI soutiennent donc l’esprit de ces délibérations, et j’attends les réponses de l’adjointe sur les vœux et amendements déposés par notre groupe.