Paris signataire d’une motion de l’AMF à destination de l’Etat – Réaction en séance

Madame la Maire,

Vous nous demandez de nous prononcer sur la motion portée au congrès de l’AMF et dont la Ville est signataire. La ville de Paris a un rôle particulier par rapport aux autres collectivités. Les messages que nous envoyons, les demandes que nous portons, les positions que nous défendons pèsent immanquablement dans le débat national.

Nous sommes regardés et attendus.

Je plaide ainsi pour que nous demeurions dans une démarche exigeante, comme nous l’avons toujours été, envers l’Etat. Quel que soit le gouvernement que nous avons eu en face de nous, nous avons toujours su travailler, même si ce fut souvent difficile, avec lucidité, constance et sens de l’intérêt général. Il nous faut mettre les problèmes sur la table, comme cela a été fait par la Maire de Paris, tout en restant dans une démarche de co-production et de partenariat qui bénéficie aux parisiennes et aux parisiens.

Attention néanmoins, et c’est le risque de l’exercice, à ce que notre détermination à défendre nos intérêts, ne se transforme pas en une forme de défiance vis-à-vis de l’Etat, défiance qui, in fine, se retournerait contre nous. La baisse des dotations nous inquiète et nous préoccupe, c’est un fait. Mais gardons à l’esprit que la baisse des dotations s’inscrit dans une démarche de réforme structurelle dont notre pays a besoin pour améliorer les services rendus à la population, mutualiser ses moyens et contribuer à mieux maitriser ses dépenses. Nous devons parallèlement participer à cet effort tout en continuant à investir avec détermination : le plan qui sera présenté en décembre devra nécessairement répondre à cet enjeu.

Madame la Maire mes chers collègues, j’ai lu avec intérêt la motion de soutien à l’action de l’AMF : elle pose des exigences fortes, avec une interpellation claire de l’Etat. Faisons part de nos inquiétudes et engageons les discussions, interpellons sur nos attentes et demandes pour trouver des solutions. Mais attention, n’entrons pas dans un bras de fer qui pourrait se retourner contre nous.

 Le groupe « Radical de Gauche, Centre et Indépendants » votera ainsi cette proposition tout en gardant à l’esprit que l’Etat est un partenaire avec il nous faudra, quoi qu’il arrive composer.