Politique de stationnement à Paris, pour une optimisation des parkings existants

Madame la Maire, mes chers collègues,

Nous prenons acte du choix fait par l’exécutif de modifier le régime de tarification du stationnement en surface. Les tarifs étaient en effet à un niveau assez peu élevé, je pense particulièrement aux tarifs visiteurs, et il ne semble pas illogique de revoir l’ensemble de ces tarifs. L’offre de stationnement en surface est clairement saturée et il nous faut trouver d’autres moyens pour répondre à cette difficulté : la libération de l’espace constitue bien un enjeu en termes de qualité de vie.

Notre premier vœu concernant la tarification des parkings souterrains chez les bailleurs sociaux souhaite répondre à cet objectif. L’offre des bailleurs sociaux s’élève à 130.000 places environ, part assez conséquente sur l’ensemble des parkings souterrains à Paris.

Le taux de vacances dans les parkings des bailleurs est élevé. Leur occupation pourrait être largement améliorée, notamment par une politique de tarification réellement incitative. Cette tarification doit davantage se rapprocher de celle du stationnement en surface. Nous apportons des propositions précises dans ce vœu et espérons des réponses tout aussi précises de la part de l’exécutif.

En outre, nous sommes convaincus, qu’en parallèle de cette montée des tarifs, un meilleur service doit être rendu aux usagers. C’est pourquoi nous avons souhaité dans un second vœu évoquer la dématérialisation de la carte de stationnement. Dans sa forme actuelle, la carte constitue un coût important pour la collectivité et pour les usagers.

Nous avons la capacité technique de dématérialiser ce type d’outil. Alors que la ville de Paris est entrée dans un processus de simplification et de modernisation des démarches administratives, cette démarche irait dans ce sens. Et puis, le paiement nouveau de cette carte ne nous semble pas pleinement justifié. Tout au moins, il nous semble important que nous posions une réflexion afin qu’à terme nous puissions envisager sa remise en gratuité.

Voilà mes chers collègues quelques mots sur cette délibération et sur les demandes que nous portons.