Dispositif d’aide à l’installation des professionnels de santé en secteur 1, notre intervention

Madame la Maire, mes chers collègues,

Si elle reste une compétence d’Etat, la politique publique de santé doit trouver, dans l’action municipale, l’impulsion nécessaire pour assurer son déploiement auprès de l’ensemble de nos concitoyens.

Et vous avez raison cher Bernard Jomier, la baisse du nombre de généralistes est belle et bien une « catastrophe sanitaire » pour la capitale. Nous connaissons les inégalités et les difficultés d’accès à la santé sur notre territoire. Or, le lien entre inégalités sociales et inégalités d’espérance de vie, ont été prouvés par de nombreuses études. L’objectif de lutte contre ces inégalités est donc essentiel.

En octobre 2014, le Plan santé, présenté à notre Conseil, a mis l’accessibilité aux services de santé au cœur de la politique parisienne. Nous avons soutenu ce plan et saluons maintenant l’arrivée de mesures concrètes pour sa mise en application.

L’obstacle principal à l’accessibilité aux services de soins est financier. L’offre de soins en secteur 1 doit donc être développée pour lever cet obstacle. Et nous le savons, concernant la médecine de ville, la faible part des médecins exerçant en secteur 1 est préoccupante, aussi bien chez les généralistes que chez les spécialistes. Les dernières projections de l’ordre des médecins et du syndicat des médecins généralistes à ce propos, n’ont d’ailleurs rien pour nous rassurer.

La ville doit avoir un rôle de facilitateur pour orienter au mieux l’offre sur le territoire. C’est le cas dans la délibération qui nous est présentée aujourd’hui. Il s’agit d’un dispositif construit de manière partenariale avec l’ensemble des acteurs de santé, ce qui constitue une garantie de sa bonne application. La volonté d’agir directement pour l’aide à l’installation en secteur 1 des cabinets d’exercice libéral est un levier d’action essentiel. Et les moyens donnés sont à la hauteur de la tâche que nous devons accomplir.

Nous avions, lors de la campagne électorale, avancé l’idée de créer un « répertoire santé » recensant les praticiens n’effectuant pas de dépassement d’honoraire, décliné en arrondissement et couplé à un comparateur de prix fonctionnant par géolocalisation : il faudra je pense, à un moment donné, que cette piste soit creusé, c’est une suggestion que je vous réitère.

Mes chers collègues, l’accès au soin pour tous constitue une question de premier ordre. Les élus du groupe RGCI voteront ainsi en faveur de ce nouveau dispositif.