Intervention sur le plan anti-bruit

Mes chers collègues,

La prévention du bruit dans l’environnement est un sujet important et tout particulièrement dans une ville dense, une ville qui vit tout au long de la journée et de la nuit, une ville qui bouge comme l’est Paris. Une grande majorité des parisiennes et des parisiens aspirent à une certaine quiétude, ou en tout cas à ce que le bruit ne soit pas synonyme de nuisances.

Le territoire parisien est une zone à enjeux en raison de la densité de notre territoire mais aussi des nombreux axes de transports qu’il comporte. Le bruit, comme la propreté, la qualité et le respect de notre espace public, fait partie des sujets sur lequel nous sommes, en tant qu’élus, en permanence saisis. La question de la pollution sonore est à la fois une question de mieux vivre dans la ville, mais aussi une question de santé publique. En ce sens, la démarche d’évaluation voulue par l’exécutif constitue selon nous une phase nécessaire car le grand public, je le crois, a des choses à dire sur la question et a assurément des propositions à porter.

La sensibilisation apparait également nécessaire. Cela s’inscrit dans la démarche que nous défendions également dans le cadre du plan anti-pollution, démarche d’une meilleure information de la population. La concertation, mais aussi l’élaboration de mesures adaptées, c’est aussi ce que nous demandions, le mois dernier, lorsque nous avons fait voter le principe de la remise à plat de la charte des deux-roues motorisés à Paris.

L’objectif est notamment de les responsabiliser davantage à la question des nuisances sonores : nous nous réjouissons ainsi qu’une campagne de mesure des émissions sonores des deux-roues soit programmée dans le cadre du plan anti-bruit.

Autre engagement, celui de la couverture du périphérique. Ma formation politique proposait d’ailleurs pendant la campagne électorale, d’organiser la prochaine exposition universelle sur le périphérique, ce qui permettrait de le recouvrir avec la contribution financière des pays exposants : ce n’est pas une fantaisie, c’est une piste concrète que nous soumettrons, le moment venu, à la discussion. Je crois d’ailleurs que le sujet de l’exposition universelle reviendra bien à l’ordre du jour.

Concernant la question des grands axes de circulation, si le principe de 30 km/h à Paris et de 50 sur les grands axes est acté, j’appelle à la vigilance pour ne pas ouvrir toute démarche de surenchère. La volonté de mettre en place de nouvelles limitations du périphérique, alors que se digère tout juste la limitation à 70km/h , est selon nous trop précipitée. L’objectif de mieux respirer et la recherche d’atténuation du bruit doit être compris et entendu par le plus grand nombre.

Des mesures trop brusques, comme le serait une nouvelle limitation de la vitesse sur périphérique, ne s’inscrit pas dans la démarche collaborative et pédagogique sur laquelle nous nous sommes tous entendus. C’est en tout cas un point sur lequel nous appelons à la prudence. Mes chers collègues, cette première étape dans le plan de prévention du bruit, qui doit se concrétiser au mois de septembre, sera suivi par un processus de concertation.

La consultation des parisiennes et des parisiens sur les 34 actions proposées est une méthode que nous pensons judicieuse. C’est donc en toute logique que nous voterons cette délibération.