Questions d’actualité : modalités de l’interdiction de circulation de véhicules polluants

Madame la Maire, mes chers collègues,

En février dernier, nous avons pris, dans cette Assemblée, une décision sans précédent pour lutter contre la pollution atmosphérique.

Ainsi le plan de lutte contre la pollution liée au trafic routier portait des actions ambitieuses et inédites en France. Et parmi ces mesures, une des plus ambitieuse est la restriction de circulation des poids-lourds, autocars et autobus les plus polluants sur le territoire parisien.

Cette mesure, nous l’avons soutenue, avec la vigilance d’un véritable travail effectué auprès des professionnels concernés. Un travail de communication, mais aussi un travail concernant les modalités de contrôle et de sanctions des véhicules concernés sont nécessaires pour une entrée en vigueur dans les meilleures conditions possibles.

Or, alors que l’entrée en vigueur doit intervenir au 1er juillet 2015, nous aimerions avoir des informations sur les modalités de mise en œuvre. Car nous avons le sentiment, à un mois de l’échéance, d’une forme d’impréparation.

Quelle communication avez-vous développée auprès des professionnels concernés ? Qui sera chargé des contrôles sur la voie publique ? Sur quels critères seront contrôlés et sanctionnés les véhicules les plus polluants ? Quelle information sera faite sur ces critères, alors que les décrets de la loi sur la transition énergétique ne seront pris que dans quelques mois ?

Monsieur le Maire en charge des transports, au vu de votre intervention dans l’émission « Complément d’enquête » du 21 mai, laissez-nous avoir des craintes réelles sur le cadre et les modalités de cette mise en œuvre.

Si nous conservons ce flou, l’interdiction de circulation ne pourra être ressentie que comme une décision arbitraire et improvisée.  Nous plaidons, depuis le début, pour de la pédagogie sur les décisions prises en termes de restrictions de circulation.

Si nous portons cette alerte aujourd’hui c’est que nous souhaitons la réussite de ce plan de lutte que notre groupe, en confiance, avait soutenu en février dernier. Ainsi, nous espérons une réponse précise, concrète de votre part et de la part de M. le Préfet de Police sur ce qui va être mis en place et sur les moyens qui y seront alloués.

Je vous remercie