Budget supplémentaire de Paris – notre intervention

Madame la Maire, mes chers collègues,

Même s’il n’est qu’un ajustement limité au budget primitif voté par notre Assemblée en décembre dernier, le budget supplémentaire qui nous est proposé constitue, chacun le sait, un moment important qui rend compte de notre gestion et de notre capacité à anticiper. Ce projet de BS a donc l’ambition d’ajuster le budget primitif en tenant compte de l’exécution des décisions prises. Et nous parlons là d’un budget important, de 8 milliards d’euros.

Les dépenses d’investissement font l’objet d’inscriptions additionnelles à hauteur de 93,34 millions d’euros, + 6,28 % par rapport au BP 2015. Cela comprend des dépenses pour des acquisitions d’immeubles, des études visant à prolonger le tramway T3, du renouvellement de revêtements routiers, ou encore du financement du marché de performance énergétique dans les écoles : disons-le, toutes ces dépenses, sans aucune exception, se justifient.

Et puis il y a évidemment la question du crédit municipal qui constitue l’un des principaux points de ce budget supplémentaire et peut être la dépense la plus symbolique. Nous y reviendrons dans la délibération dédiée, mais je crois que, dans la vie d’une collectivité, ce type d’ajustement, fait partie des décisions difficiles mais nécessaires.

Concernant les dépenses de fonctionnement, les inscriptions proposées s’élèvent à 118,39 millions d’euros, soit une augmentation 1,5%. La péréquation bien entendu constitue de nouveau une dépense importante avec 8,3 millions supplémentaires. Les charges à caractères générales sont quant à elles en augmentation de 61,55 millions d’euros pour de la voirie, pour Vélib, pour l’aide sociale à l’enfance et pour couvrir l’ouverture de nouveaux équipements et préparer au mieux la COP 21.


500 000 euros, pour l’adhésion de la ville de Paris à l’association olympique, par rapport à l’optique exceptionnelle qui est devant nous, c’est presque « peu ». Ce n’est en tout cas pas une dépense qui est de nature à bousculer l’équilibre global de notre budget.

Enfin, les contributions financières post- 11 janvier, sur l’ouverture d’espaces ou sur la sécurité de nos agents apparaissent comme une évidence et relèvent d’une nécessité indiscutable.

Les recettes de fonctionnement, et c’est plutôt une bonne nouvelle, s’élèvent à 24 millions d’euros. Nous sommes persuadés, nous l’avons dit, que le chemin pris par l’exécutif en allant chercher davantage de recettes notamment à travers nos DSP et les autorisations d’occupation est une absolue nécessité.

Mes chers collègues, je n’irai pas ligne par ligne, colonnes par colonnes, déchiffrer un budget et une ville qui sont, comme toutes les études le montrent et l’ont montré, bien gérées.

Nous avons souhaité par deux amendements que puissent être menées deux études qui s’inscrivent dans des projets futurs.

L’une concerne la mise en place d’un téléphérique entre la Gare Austerlitz et la Gare de Lyon. Nous souhaitons que cette étude menée pour la mise en place d’un téléphérique puisse être présentée à notre Conseil avant la fin de l’année de sorte que, si les avis convergeaient, nous puissions envisager une mise en chantier dès 2016.

L’autre amendement demande une étude de satisfaction auprès des habitants sur l’action du GPIS. Nous profitons de l’étude réalisée en mars 2015 par l’institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile de France pour nous pencher sur les attentes et l’appréciation des habitants en vue d’améliorer le dispositif. Ces amendements, et je sais que beaucoup de groupes partagent ce sentiment, ne doivent pas connaitre le même sort que de trop nombreux vœux : ils doivent avoir une visée opérationnelle, sans que nous ayons à faire des rappels pour qu’ils soient mis en place.

Mes chères collègues, la période financière compliquée que vivent l’ensemble des collectivités locales, nous oblige, plus que jamais, à une gestion efficiente des deniers publics, sans jamais perdre de vue le service rendu aux parisiennes et aux parisiens. L’efficacité du service public c’est un défi permanent qui ne doit souffrir d’aucun conservatisme ni d’aucune timidité : mettre en place des procédés innovants et nouveaux est une obligation, tant les contraintes vont en grandissant.

Le Budget Supplémentaire est le temps de l’ajustement et de la réaffirmation de principes forts. Les propositions plus structurelles d’augmentations de recettes ou d’économies connaîtront leur temps au moment du budget primitif. Ne créons pas un état de débat perpétuel sur la question budgétaire. Cela fausse les discussions. Portons des propositions dans le bon cadre.

Pour 2016, nous devrons être vigilants et proposer une fiscalité et un budget cohérent et compatible avec les objectifs que nous nous sommes fixés. Les parisiennes et les parisiens nous ont accordé leur confiance pour réussir cela.

Madame la Maire, vous pouvez compter sur le soutien du groupe « Radical de Gauche, Centre et Indépendants » sur ce budget supplémentaire mais aussi pour être vigilants et constructif dans la préparation du budget primitif de 2016.

Je vous remercie.