Délibération du groupe RGCI : soutien à la vie associative

Madame la Maire, mes chers collègues,

Conseils de quartiers, Conseil Parisien de la Jeunesse, maisons des associations, e-pétition, budget participatif et d’autres projets encore : la Ville de Paris s’est lancée dans le développement d’une démocratie vivante et dynamique. Et pour permettre au plus grand nombre de s’engager et de participer au dynamisme de sa ville ou de son quartier, il nous faut aussi soutenir la vie associative, qui est un formidable vecteur de démocratie.

Ce soutien aux acteurs associatifs locaux s’inscrit ainsi dans une exigence défendue par notre exécutif qui poursuit et amplifie un travail amorcé depuis 2001. Les acteurs associatifs sont nombreux et divers à Paris, et leur action irrigue au quotidien l’ensemble des secteurs de notre collectivité. C’est avec eux que Paris se construit au quotidien comme une ville collaborative, ouverte et participative.

Au-delà des subventions aux associations, un important soutien logistique et matériel est déployé au quotidien par la Ville.

Valoriser l’offre associative exceptionnelle qui existe sur notre territoire est un véritable défi, tant la densité et la variété des informations déployées sur notre territoire est forte et diverse. Notre constat, pour en avoir discuté avec bon nombre d’entre elles, est que les associations locales ont besoin de mieux faire connaître et reconnaître leurs initiatives. Et par la délibération que nous discutons aujourd’hui, nous proposons de donner un coup de pouce à ces acteurs indispensables.

Nous proposons, dans cet objectif, le déploiement et le renforcement de plusieurs dispositifs.

Tout d’abord les supports d’affichages, car ils permettent de donner de la visibilité aux mouvements associatifs, politiques, syndicaux et faire vivre la liberté d’expression. La loi du 29 décembre 1979 relative à la publicité, aux enseignes et pré-enseignes, a introduit l’obligation pour les maires de faire aménager des emplacements réservés à « l’affichage d’opinion ainsi qu’à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif ».

La surface minimale que chaque commune doit réserver est de 12 mètres carrés plus 5 mètres carrés par tranche de 10.000 habitants.
Cette obligation constitue pour la ville, du fait de sa forte densité, un niveau particulièrement exigeant. Paris déploie aujourd’hui 289 panneaux pour l’affichage associatif et de libre expression : nous sommes donc encore loin du compte.

Ce manque d’espaces adéquats entraîne notamment le déploiement de l’affichage sauvage sur toute sorte de surfaces, et en premier lieu sur le mobilier urbain. Cela représente à la fois une pollution visuelle et un coût non négligeable pour notre collectivité, notamment à travers la mobilisation de nos agents de nettoyage.

Lors de la séance budgétaire de décembre 2014 et à l’initiative de notre groupe, notre Conseil a voté la création d’une ligne de 80.000 euros dédiée à l’expérimentation du développement de nouveaux supports: et, comme nous avons de la suite dans les idées, nous proposons donc cette délibération pour en lancer le marché public.

Nous avons ainsi posé plusieurs critères afin d’en déterminer le cadre, et notamment l’idée d’un affichage innovant, avec la prise en compte de l’outil numérique ;

– l’utilisation de matériaux utilisés devront répondre aux exigences environnementales et de développement durable ;

– des panneaux faciles d’utilisation et d’entretien

– et bien sûr, un coût maîtrisé pour la réalisation des panneaux ;

Nous proposons également dans cette délibération la création d’un site internet dédié pour la mise à disposition d’espaces pour les associations

La recherche d’espaces et de locaux disponibles constitue un enjeu majeur pour les associations parisiennes. Sur l’exemple du site locaux-bureaux.paris.fr et avec l’inscription complémentaire de 40.000 euros au budget d’investissement pour 2015, nous proposons la mise en place d’un tel outil, dédié prioritairement au monde associatif.

Et l’outil numérique pourrait être plus largement utilisé pour accompagner les associations. C’est pourquoi, nous proposons une consultation des associations parisiennes sur l’opportunité de créer un espace numérique libre. Un tel outil permettrait de faire circuler les bonnes pratiques et de favoriser l’entraide entre associations. C’est une demande qui nous a été remonté à plusieurs reprises.

Mes chers collègues, nous avons souhaité engager une démarche multiple, engagée sur plusieurs axes. Notre proposition s’inscrit dans la dynamique mise en place par l’exécutif depuis le début de mandature.

Je tiens à remercier Pauline Veron, son équipe et le cabinet de la Maire pour avoir mené avec nous un travail de concertation et de dialogue qui nous amène à vous présenter cette délibération.

Un espace public réservé, qui laisse toute sa place à l’initiative locale et qui valorise ses citoyens qui s’engage dans l’initiative associative, voilà ce que nous portons.

Donner toute sa place au dynamisme local et associatif constitue un enjeu déterminant pour une ville monde, dense et plurielle comme l’est Paris. C’est cette exigence qui est portée par la présente délibération et que, mes chers collègues, nous vous proposons de soutenir.