Tribune – magazine à Paris

mag àParisLa lutte contre les incivilités dans l’espace public, un défi à relever

A partir de l’été 2015, jeter dans la rue son mégot, ses ordures, détritus, déchets divers, liquides insalubres ou tout autre objet, sera sanctionné d’une amende de 68 euros. Aujourd’hui de 35 euros, cette contravention va être significativement majorée, mesure d’appel au civisme que nous soutenons.

Dans le même esprit, le Conseil de Paris a voté, à la suite de nos demandes, une délibération rappelant l’interdiction de la publicité commerciale au sol et l’instauration d’une amende pour les contrevenants, calculée en fonction du nombre d’heures passées par les services de propreté.

Le groupe PRG-CI porte depuis le début de la mandature de nombreuses propositions dans le domaine du respect et de la préservation de notre espace public. Il est selon nous indispensable de valoriser le civisme dans la ville afin d’améliorer durablement la qualité de vie au quotidien.

La lutte contre ces dégradations de notre espace public constitue un enjeu fort car subsistent encore trop de déchets jetés au sol, trop d’affichages sauvages sur notre mobilier urbain et sur les murs de Paris et trop de contournements de notre règlement intérieur de publicité.

Afin de mieux réguler ces phénomènes, nous avons interpellé l’Inspection Générale de la Ville De Paris afin qu’elle mène une inspection sur la question le coût annuel pour notre collectivité des incivilités volontaires, jets de mégots, de détritus (papiers, canettes, chewing-gum, etc.) déjections canines, épanchements d’urine, tags et pochoirs au mur et au sol, affichage sauvage sur le mobilier urbain ou dépôt sauvage d’encombrants.

Cette démarche constitue un enjeu de réappropriation de l’espace public par le citoyen vis-à-vis de toutes les formes de pollution. Comme nous le dénonçons fréquemment sur la question de l’affichage sauvage, nous considérons indispensable que les comportements inciviques, mais aussi la pression publicitaire, s’atténuent à Paris.

La récente décision de l’Assemblée Nationale interdisant les bâches publicitaires géantes sur les monuments classés est d’ailleurs une mesure qui s’inscrit dans cette logique, ce que nous saluons.

Tout ceci s’inscrit dans l’enjeu de mieux vivre dans la ville, démarche que nous défendons et qui habite notre action.

A Paris tribune été 2015