Plan de vidéoprotection : notre intervention

Madame la Maire, mes chers collègues,

En 2009, la Ville de Paris a permis l’amélioration de la sécurité des parisiens en mettant en place un plan de vidéoprotection à l’échelle de notre territoire.

Ce plan concerté de 1.144 caméras était le résultat d’un déploiement équilibré. Sans démagogie, il s’agissait de mettre des caméras là où elles pouvaient être efficaces. En effet, la vidéosurveillance est un outil indispensable, en ce qui concerne la prévention d’acte de délinquance, mais aussi en termes de poursuites des personnes incriminées.

Cependant, elle ne peut-être qu’un complément à l’action humaine des services de police. C’est leur action sur le terrain qui permet d’assurer la sécurité des parisiens et visiteurs. Et ces services ont besoin du support vidéo pour mieux agir.

Les élus radicaux de gauche s’étaient donc prononcés en faveur du PVPP. Et notre groupe votera également pour la nouvelle délibération qui nous est soumise.

En effet, la ville et ses quartiers sont en perpétuelle évolution, et les phénomènes de délinquance suivent ces changements. Notre action, et celle de la Préfecture de Police, doivent s’adapter à ces nouvelles réalités, notamment sur en ce qui concerne l’implantation de la vidéoprotection.

Les caméras supplémentaires seront installés en priorité dans les nouveaux quartiers, les zones de sécurité prioritaires et aux emplacements particulièrement touchés par l’insécurité. A noter aussi, que le dispositif dont nous parlons s’additionne au dispositif de surveillance de la RATP, ce qui permet de couvrir largement le territoire parisien.

La délinquance et les incivilités routières, si courantes, seront aussi des cibles privilégiées et nous saluons cette évolution. Sur ce point, face aux comportements dangereux, il faut agir avec fermeté.

Nous souhaitions aussi indiquer notre vigilance concernant le comité d’éthique. En effet, l’utilisation de l’outil « vidéoprotection » ne saurait se faire sans un cadre juridique de surveillance et de garantie des libertés individuelles. Le comité gagnerait à un élargissement de ses membres pour éviter l’effet « juge et partie ». Nous soutiendrons donc le vœu déposé sur la question.

Pour conclure, il nous semble qu’en la matière, la question ne doit pas être vue avec un prisme idéologique, mais bien avec le souci du pragmatisme. C’est pourquoi, nous voterons en faveur de la délibération présentée.