Soirée AirBnB aux catacombes : pudibonderie et mensonges de la droite parisienne

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Paris, le 22 octobre 2015

La société AirBnB a loué les catacombes le soir du 31 octobre pour offrir à deux de ses clients la possibilité de passer la nuit dans ce site exceptionnel. Pas de fêtes, pas d’excès dans l’organisation de cet évènement, pourtant la droite parisienne, toujours prête, aux petites polémiques crie à cor et à cri son indignation.

La soi-disante atteinte à la dignité des êtres humains que représenterait la location de ce lieu est mensongère au vu de conditions posées par la Ville à travers l’établissement Paris-Musées.

En effet, la société AirBnB s’est engagée à respecter un certain nombre de mesures pour ne pas nuire au lieu et à sa conservation : présence d’agents de sécurité toute la nuit pour surveiller les faits et gestes des visiteurs d’un soir, interdiction de tous les éléments susceptibles de modifier le climat, etc. Ainsi, le site et les ossements qu’ils renferment ne seront en aucun cas détériorés quand on considère le dispositif de sécurité.

Permettre à des gens de découvrir en petit comité ce lieu historique exceptionnel n’est pas une atteinte à l’humanité, mais bien au contraire la mise en valeur du patrimoine. Chaque année ce sont plus de 300.000 visiteurs par an qui se rendent aux catacombes. Faut-il prendre cette attractivité pour un affreux voyeurisme ? Si c’est le cas, la droite devrait demander l’interdiction de toute visite !

Mais ce n’est pas le cas, car les catacombes, la mort et les rites culturels qu’elles engendrent font partie de notre culture commune que chacun est en droit de découvrir pour mieux s’interroger et comprendre le monde. Et cette dimension sera bien présente le soir du 31 octobre puisque qu’une visite guidée sera organisée et que les candidats doivent motiver leur intérêt pour ce lieu exceptionnel.

Oui, AirBnB a déboursé 350.000 euros pour louer le lieu. Mais il est bien normal qu’une entreprise privée paie l’ouverture d’un lieu à des conditions exceptionnelles qui entraîne des coûts pour la Ville. Nous ne devons pas brader notre si riche patrimoine, mais bien le valoriser pour le conserver. En effet, la somme récoltée sera affectée à la rénovation du lieu ; Dans un contexte de restriction budgétaire, c’est une bonne nouvelle pour le respect des catacombes parisiennes.

 

Jean-Bernard Bros

Président du groupe RG-CI

Au Conseil de Paris