Rapport de la MIE sur la politique périscolaire parisienne – Notre intervention en séance

BUONTANMIE

Conseil de Paris – Séance des 17, 18 et 19 mai 2016

Communication au Conseil de Paris
MIE « Politique dédiée au périscolaire à Paris »
Intervention de Buon TAN

Madame la Maire, mes chers collègues,

Nous le savons tous. L’attractivité et le dynamisme de notre Ville passent par la mise en place d’une politique ambitieuse dans le domaine de l’enfance. Le service public éducatif et notre action périscolaire doivent impérativement répondre aux exigences des Parisiens.

Mes chers collègues, je crois que l’adoption de ce rapport à l’unanimité des membres est le reflet de l’importance que nous attachons tous à nos enfants.

Nous avons entendu beaucoup de choses sur la politique dédiée au périscolaire à Paris. Nos débats ont été vifs ! Le temps de l’évaluation politique s’imposait. Et, la MIE qui vient de s’achever nous conforte dans nos objectifs. Paris porte des ambitions et des actions concrètes pour nos enfants. Et le dispositif fonctionne !

Pour les élus du groupe RG-CI, l’École, dans son projet éducatif scolaire et périscolaire, doit être au cœur de la promesse républicaine d’égalité des chances. Pour cela, nous estimons quatre orientations comme indispensables : développer un encadrement et des activités périscolaires de qualité ; œuvrer pour une réelle égalité territoriale dans l’offre périscolaire proposée ; s’attacher au respect du principe de laïcité ; et enfin, garantir une sécurité optimale pour les enfants.

Comme les travaux de la MIE l’ont mis en lumière, la qualité et la répartition des ateliers périscolaires sur le territoire favorisent l’émancipation et la réussite de tous les jeunes Parisiens. Nous pouvons nous en féliciter !

La Ville de Paris doit maintenant profiter de cette dynamique positive pour aller plus loin. 50 préconisations sont formulées pour améliorer notre politique en accord avec l’ensemble de la communauté éducative et le Rectorat de Paris. Il s’agit ainsi de mieux respecter les temps de l’enfant, ou encore d’interpeller le législateur sur la création d’un diplôme d’Etat de formation initiale dans le domaine de l’animation.

Nous avons pu constater les efforts conséquents réalisés dans le recrutement d’animateurs. Mais nous devons être encore plus exigeants pour véritablement professionnaliser ces animateurs, qui s’occupent de nos enfants. Nous avons également pu noter le nécessaire besoin de cohérence entre les projets d’école et le périscolaire. Articuler ces deux temps scolaires nécessite d’organiser les transitions de façon institutionnelle et concertée, dans un objectif de continuité, de complémentarité et de cohérence éducatives.

Les 50 préconisations formulées vont aussi nous permettre d’innover au service des enfants. Dans la continuité de la politique parisienne menée par la Ville depuis 2001, nous pensons en effet que l’innovation doit être au service de toutes nos politiques non seulement économique et entrepreneuriale, mais aussi sociale, citoyenne et culturelle.

Notre groupe souhaite ainsi, par exemple, que soient développées des « masterclass » proposées par des institutions culturelles de la Ville. Ce système, qui existe déjà à destination d’adultes avertis permettrait à des petits Parisiens d’assister à des cours collectifs dispensés par des professionnels du cinéma, du théâtre, de la musique, etc.

Enfin je rajouterai un petit mot sur la laïcité. Restons vigilants pour que les règles laïques en vigueur à l’école s’appliquent de manière impérative aux animateurs et aux associations auxquelles la Ville fait appel dans le cadre de certains ateliers ARE.

Chers collègues, j’en conclus en saluant le sérieux des travaux de cette MIE, et de ses différents acteurs.

Je vous remercie