Halles alimentaires. Le groupe RGCI dit « oui »

Le groupe RGCI a voté favorablement le projet de délibération porté par le groupe PC-FDG relatif à la création de halles alimentaires à Paris. Ci-après, l’intervention de Jean-Bernard BROS.


Madame la Maire,
Monsieur le Président du groupe PC-FG,
Mes chers collègues,

Je souhaite commercer mon intervention par un rappel : les quatre des dix principales causes de décès dans le monde sont l’obésité, l’hypertension artérielle, le taux élevé de glycémie et le taux élevé de cholestérol. Elles sont le plus souvent liées à une mauvaise alimentation. L’impact sur la santé de notre alimentation est fort. Nous ne devons pas le négliger.

L’offre de produits frais et biologiques à Paris est en constante augmentation. Ainsi, les ventes des produits en circuits courts et locaux atteignaient 10% du chiffre d’affaires global de l’alimentation aujourd’hui.  Nous pouvons, tous, chaque jour le constater. Pouvoir acheter des fruits et légumes directement aux producteurs devient une opportunité pour tous. L’Ile-de-France produit des denrées alimentaires de qualité. Mais produire est une chose. Le second volet, celui de la distribution est tout aussi essentiel.

Or les possibilités sont actuellement limitées dans notre capitale. Le système actuel des AMAP manque de flexibilité notamment pour les petits ménages : je pense là aux personnes seules ou aux familles aux moyens financiers limités alors que les dépenses alimentaires représentent jusqu’à la moitié du budget des familles les moins favorisées. Les magasins que nous connaissons tous sont par ailleurs localisés dans certains quartiers. Tout le territoire parisien n’est pas également pourvu.

J’en suis convaincu, pour déclencher de véritables changements dans les comportements alimentaires des Parisiens, nous devons également changer les comportements d’achat. La présente délibération semble apporter une solution intéressante : en effet, développer les halles alimentaires devrait permettre aux producteurs mais aussi aux consommateurs d’investir des points de ventes stables et pérennes.

Les halles à Paris sont historiquement des lieux de commerce et d’échanges. Alors utilisons-les pour développer les circuits courts en changeant d’échelle, en régionalisant les circuits d’achat et de consommation. Cela sera bénéfique pour la santé des Parisiens mais aussi pour l’emploi, l’environnement et le lien social dans notre cité.

Les expériences d’alimentation en circuit court démontrent par ailleurs que manger local entraîne des comportements plus responsables comme ceux de la réduction du gaspillage alimentaire ou celui du tri des déchets.

Pour toutes ces raisons, les élus du groupe RGCI apportent leur soutien à cette belle proposition de délibération. Je vous remercie.