Communication sur la rentrée scolaire

Intervention de Jean-Bernard Bros, Président du groupe

Madame la Maire, mes chers collègues,

L’École joue un rôle fondamental dans l’équilibre des enfants et pour la transmission des savoirs et des repères nécessaires à leur vie future. La rentrée 2016 et son nouveau P.E.D.T. est celle de la consolidation des évolutions menées à Paris en faveur de la réussite et de l’épanouissement de tous les petits parisiens. Ce nouveau P.E.D.T. s’inscrit dans une cohérence d’ensemble : instaurer une continuité entre les projets d’école, de collège et de lycée. C’est également l’occasion de faire évoluer l’articulation de nos temps scolaires et périscolaires pour donner aux enfants de meilleures conditions d’apprentissage.

Mais l’École ce ne sont pas seulement les petits parisiens. C’est également leurs parents. La famille et l’école ont un rôle complémentaire et indissociable pour la réussite et l’épanouissement de nos enfants. Comme le disait Jules Ferry, dans sa Lettre aux instituteurs en 1883, « la famille et la société vous demandent de les aider à bien élever  leurs enfants ». Et cette articulation famille / école n’est pas la plus facile. En effet, tandis que certains parents ont le sentiment de ne pas être suffisamment informés sur la vie de l’établissement ; d’autres restent en retrait de l’école. C’est pourquoi nous devons impliquer TOUS les parents dans la scolarité des enfants. C’est ce que la Ville fait par exemple dans le cadre de la politique de prévention du décrochage scolaire. Nous devons également œuvrer pour une meilleure communication sur les activités menées sur le temps scolaire et périscolaire, sujet largement évoqué dans le cadre des travaux de notre précédente MIE.

Notre école a une autre obligation. Celle de former des citoyens dans leur intégralité. Ainsi, les valeurs républicaines, leur apprentissage et leur exercice ont plus que jamais une place essentielle à l’école. Le budget participatif des écoles est ainsi un moment démocratique fort.
A l’école comme au collège, nous devons veiller à ne pas abandonner un jeune avant qu’il ne possède un socle de compétences et savoir-être nécessaires à son insertion sociale, professionnelle et citoyenne. Et là, l’ensemble de la communauté éducative n’a pas seulement une obligation de moyen mais bien de résultats. L’école doit reconnaître et exploiter au mieux les potentialités de chaque enfant, qu’elles soient physiques ou intellectuelles. Il en va de même pour les enfants en situation de handicap. Si nous constatons une progression du taux de scolarisation de ces élèves, ne perdons pas l’objectif d’une scolarisation de tous les enfants.

Plus largement, nous rappelons qu’une école qui classe, trie et sélectionne les élèves n’est certainement pas notre idéal républicain. C’est pourquoi nous devons accorder une grande exigence pour gommer les disparités territoriales entre nos établissements. L’École doit donner sa chance à chacun et ne pas être un outil de reproduction sociale.

En cette rentrée 2016, un sujet particulier est également sur la table. Le « niveau alerte attentat » est maintenu en Ile-de-France. De nombreuses mesures de sécurité avaient été déjà mises en place et de nombreux travaux de sécurisation ont été effectués dans les bâtiments. Nous saluons ces mesures indispensables. Elles doivent maintenant être complétées par la formation de tous les personnels et de tous les élèves aux gestes de premiers secours.

En cette rentrée 2016, je souhaite également revenir sur une délibération rattachée à la présente communication, celle des décharges d’enseignement des directeurs d’écoles. Paris compte 662 écoles primaires et maternelles qui accueillent près de 200.000 jeunes parisiens. Et le régime spécifique de Paris coûte à la ville près de 19 millions d’euros. Dans le contexte budgétaire contraint que nous connaissons, ce chiffre est conséquent. Alors que la Chambre régional des comptes préconisait déjà en 2013 la suppression de ce régime, nous avons souhaité y revenir. Nous espérons que la Ville ouvrira le débat avec les partenaires sociaux pour revoir le statut des directeurs d’écoles.

Enfin, la question de la réforme de la restauration scolaire est un dossier important.  Le temps de la pause repas joue un rôle essentiel dans l’équilibre alimentaire des enfants et dans leur formation au goût. Compte-tenu du taux de fréquentation élevé des cantines, nous devons en faire un lieu d’excellence. Nos élus seront vigilants sur les propositions à venir, sans préjuger en amont de l’impact négatif de la réforme. Et c’est justement pour une cantine exemplaire que nous portons un vœu pour la redistribution des produits non-consommés sur la pause méridienne. Le gaspillage alimentaire est un sujet qui préoccupe notre collectivité.C’est pourquoi, nous proposons d’expérimenter dès la rentrée 2017, des partenariats entre des cantines et des associations caritatives volontaires pour la récupération des produits encore emballés et non-consommés.

 Je vous remercie.