Notre voeu pour simplifier le désabonnement à Autolib’

Intervention de Buon Tan, Vice-Président du groupe

Madame la Maire, mes chers collègues,

Autolib’ est un des marqueurs de la capacité d’innovation de notre ville. La mise en place  de ce service public  de voitures électriques en libre-service a participé à l’émergence d’une économie de partage. Les petites voitures électriques grises sont devenues des objets du quotidien qui ne surprennent plus personne et font partie intégrante du paysage parisien. Au départ limité à notre collectivité, des stations se sont rapidement implantées dans toute la métropole parisienne. Le concept a séduit de nombreux Parisiens et Franciliens. Après cinq ans de mise en service, ce sont plus de 130.000 personnes qui sont en effet abonnées.

Il faut dire que le service continue de se réinventer. Je pense à Utilib’ bien sûr, mais aussi aux dispositifs mis en place pour s’abonner plus facilement. Ainsi au mois d’avril, l’abonnement est désormais possible via le pass Navigo. Nous saluons bien sûr ces possibilités offertes, car le service Autolib a inventé une autre utilisation de la voiture individuelle, et participe à terme à la réduction de la pollution atmosphérique.

Cependant, nous sommes un peu plus réservés sur les possibilités de désabonnement. S’il est normal que le recours au dispositif soit payant, Autolib n’est pas un service  commercial. Il s’agit bien d’un service public encadré par un syndicat mixte composé notamment de plus de 100 communes.

C’est pourquoi, nous sommes surpris des conditions de désabonnement pour le moins draconiennes. On ne peut se satisfaire de voir les usagers s’engager dans des procédures complexes pour se désabonner ou changer de formule.

En effet, pour se désabonner, il faut penser à envoyer un courrier  entre deux mois et quinze jours avant l’échéance de l’abonnement. Alors certes, une information est envoyée à l’utilisateur, mais uniquement sur son compte personnel Autolib, et ce, car il s’agit d’une obligation légale. Mais avouez que les abonnés ne passent surement pas leurs journées sur l’interface Autolib.

En outre, pour arrêter un abonnement en cours de validité, une seule possibilité : déménager hors d’Ile-de-France !  A l’heure du numérique, cette solution nous parait peu satisfaisante.

Ainsi nous demandons que les conditions de désabonnement soient élargies et que les motifs valables de désabonnement étendus. Nous savons aussi que la gestion a un coût, c’est pour cela qu’une durée minimale d’engagement de un an est nécessaire. Il s’agit ici de respecter le droit des consommateurs qui, trop souvent, se voient obligés de payer un service qu’il n’utilise plus. Pour toutes ces raisons nous espérons, mes chers collègues, que vous soutiendrez notre démarche. Je vous remercie