Pour une meilleure éducation à la sexualité dans les établissements scolaires parisiens

Le récent rapport du Défenseur des droits a montré que dans de nombreux établissements, l’obligation légale de dispenser au moins trois séances d’éducation à la sexualité du CP à la Terminale n’est pas respectée. Pourtant les enjeux sont importants pour plusieurs raisons. Pour une question de santé publique et la prévention de grossesses précoces non désirées, des IST ou du Sida. Pour la construction des relations entre les filles et les garçons et la promotion d’une culture de l’égalité  ou encore pour prévenir les violences sexuelles et à la lutte contre les préjugés sexistes ou homophobes. L’éducation à la sexualité est en ce sens essentielle si l’on veut construire un meilleur avenir pour nos enfants et une société plus juste.

En outre, le récent rapport du Défenseur des droits pointe également l’approche paternaliste et moralisatrice de certaines interventions réalisées par des associations (ex, anti IVG). Les jeunes sont un public sensible. Et l’éducation à la sexualité est un sujet sensible. En ce sens il est logique que la Ville ait un droit de regard afin de prévenir d’éventuelles dérives. Et les parents doivent avoir un « droit de savoir ». Il n’est pas possible de laisser place au doute. Pourtant, actuellement, nous avons peu de recul sur ces interventions.

Aussi, par leurs vœux, les élus RGCI souhaitent qu’un bilan des pratiques à Paris soit dressé. Et que sur cette base, nous puissions travailler à la co-construction d’une Charte avec l’ensemble des acteurs, pour poser les bases des bonnes pratiques. La signature de la Charte par les associations intervenantes pourrait servir d’agrément certifiant la qualité des interventions.