Les élus du groupe RGCI réaffirment leur soutien à la piétonisation des voies sur berge

L’opposition s’en donne à cœur joie dans l’obstruction, se livrant à un débat stérile pour repousser celui qu’elle n’assume pas, celui d’agir ou de ne pas agir pour la préservation du patrimoine, pour notre santé et contre la pollution de l’air.

Quand je pense à la séquence politique que nous vivons, je ne peux m’empêcher de me rappeler le discours de la méthode de Descartes et son introduction : « le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ; car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont ».

Après avoir attaqué en justice l’arrêté la droite francilienne incarnée par Valérie Pécresse a finalement tenté de faire marche arrière, et se replie sur la critique de la méthode s’apercevant que les parisiens adhérent à la piétonisation. La droite a alors généreusement proposé « une main tendue » à notre majorité pour trouver une autre solution. Quelle autre solution ? Un jour sur deux ? Les weekends ? Un peu mais pas trop ? Ou peut-être demain ? L’opposition ne parle pas d’une seule et même voix, nous nous perdons dans ces rétropédalages.

Nous, majorité municipale, avons fait le choix d’agir en responsabilité, en rendant les voies sur berge aux piétons, pour lutter contre la pollution, améliorer l’environnement des parisiennes et parisiens, leur permettre de mieux respirer et de se réapproprier l’espace public mais aussi mettre un terme à cette aberration qui consistait à avoir une autoroute urbaine sur un lieu classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le tribunal administratif a estimé que le fondement de cet arrêté n’était pas le bon mais sans fermer la porte à la piétonisation puisqu’il suggère de fonder cette décision sur la préservation de notre patrimoine. Rien ne s’oppose à l’adoption d’un nouvel arrêté en ce sens.

Santé, lutte contre les nuisances, embellissement de notre ville, préservation de notre exceptionnel patrimoine classé par l’UNESCO, les arguments en faveur de la piétonisation ne manquent pas. Et pourtant, certains ont tenté de nous faire croire le contraire.

La politique du « tout voiture » appartient à une ère politique révolue, il serait temps pour la droite francilienne de l’accepter, d’en faire son deuil et d’agir en conséquence. D’agir en particulier quand elle est à la tête de la première Région d’Europe, une région où vivent plus de 12 millions de franciliennes et franciliens et qu’elle a la responsabilité des transports en commun.

Si la droite régionale est tant attachée à la question des mobilités en Ile-de-France et en particulier autour de Paris, sujet primordial pour les franciliens, il y a de nombreux sujets sur lesquels elle a bien du retard :

-ouverture du métro la nuit ;

-ponctualité des trains ;

-sécurité dans les transports ;

-qualité du service ;

-intermodalités ;

Et il y a les sujets où madame Pécresse va clairement à contrecourant :

-l’augmentation régulière du pass navigo alors que les parisiens ont déjà fait un effort conséquent par solidarité avec les autres franciliens pour permettre le dézonage ;

-la suppression de la gratuité dans les transports lors des pics de pollution ;

-l’abandon par la Région des financements des pistes cyclables dans Paris ;

-la suppression de l’aide au transport pour les bénéficiaires de l’AME. Décision par ailleurs annulée par le tribunal administratif, y aurait-il eu un problème de méthode ? Ou est-ce un choix délibéré d’être hors la loi ?

Pour combattre la pollution qui ne s’arrête pas aux portes de paris, il nous faudra de toute façon coordonner nos politiques et travailler en bonne intelligence à des solutions globales, il en va de la santé de tous. Mais encore faut-il que l’ensemble des responsables politiques aient à cœur de lutter efficacement et durablement contre le réchauffement climatique.