Les élus du groupe RGCI s’engagent pour la promotion du street-art féminin

En septembre 2014 notre groupe a déposé un vœu visant à la création de 200 lieux de street-art dans Paris.  Apparemment le recensement est en cours mais nous n’en savons actuellement pas plus. Le présent vœu sera, je l’espère l’occasion de remettre ce sujet à l’ordre du jour.

Mais surtout ce vœu est pour nous l’occasion de réinterroger la présence des femmes dans l’espace public. Car si les artistes de street-art françaises sont reconnues internationalement, je pense notamment à Miss Tic ou Vinnie Graffiti, elles sont hélas très peu visibles sur nos murs.

Le street-art connait un véritable essor et il nous apparait important que les femmes prennent toute leur place, et donc que des lieux leur soient réservés, c’est tout le sens de notre vœu. L’opération « Plus Belle Paris » qui a été annoncée pourrait d’ailleurs être l’occasion de mettre les femmes à l’honneur.

Le street-art est un moyen d’appropriation de l’espace public et donc ce dernier doit davantage être approprié par les femmes, pour qui l’espace public est aujourd’hui naturellement hostile dans sa conception mais également dans occupation souvent trop masculine.

Il suffit juste de regarder le nom des stations de métro, sur 302 combien portent un nom de femme ? Seulement 3. Et c’est la même chose pour le nom des rues, pour le nom des ponts et même pour les statues. Les différents marqueurs et traces  historiques dans nos rues éludent les femmes, les assignent à résidence.

L’objectif de notre vœu proposant que la ville s’engage dans la promotion du street-art féminin est d’éveiller, de susciter des vocations, de montrer à des jeunes filles que cette forme d’art leur est ouvert et qu’il est même un formidable moyen de prendre la place qui doit être la leur dans l’espace publique : la majorité !