Pour un plus large accueil des personnes en TIG

Le groupe RG-CI a voulu profiter d’une actualité récente, la remise à la Garde des Sceaux du rapport du Député Didier Paris et de Monsieur David Layanis sur la redynamisation du travail d’intérêt général pour aborder la question de l’accueil de ces fameux TIG au sein de notre belle administration.

La peine de Travaux d’Intérêt Général, est un outil important et puissant de la lutte contre la récidive et de la réinsertion. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le taux de récidive pour les peines de TIG est de 34% quand celui des peines fermes est de 61% et l’âge moyen des personnes condamnées se situe entre 27 et 29 ans.

Un public concerné relativement jeune, souvent peu ou pas formé, et malheureusement en marge de la société. Il faut donc saisir l’opportunité d’une peine de TIG. Un TIG n’est pas seulement une peine punitive, mais c’est une peine restauratrice de la personne et formatrice, offrant à la personne condamnée une démarche d’insertion.

Les collectivités ont un rôle essentiel à jouer dans l’accueil de Tigistes. Nous savons que la Ville de Paris s’est engagée dans cette démarche et est aujourd’hui le premier employeur de TIG à Paris. Nous pouvons en être fières certes, mais nous pensons également que nous pouvons faire davantage.

C’est une dynamique qui, à notre sens, s’inscrit parfaitement dans notre Contrat Parisien de Prévention, dont nous demandons par ailleurs un point d’étape à mi-parcours.

Par ailleurs, nous souhaitons voir l’accueil de tigistes dans notre administration renforcé. Si Paris fait figure de bon élève, nous le savons pour les SPIP, les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, trouver des structures d’accueil pour les tigistes est toujours aussi compliqué. Nous avons la responsabilité, comme collectivité territoriale et première ville de France, d’être un modèle et un moteur pour entrainer dans notre sillage une dynamique dans les entreprises privées.