Le groupe RGCI questionne la Préfecture de Police sur les attaques récentes auxquelles font face les commerces de bouche

Nous l’avons évoqué hier à plusieurs occasions, nous vivons dans une société où se développent de plus en plus de comportements violents.

Violents dans les mots mais aussi dans les actes. C’est le cas des attaques de collectifs qui prônent la violence pour faire passer leur message. Je pense ici aux groupes « antispécistes » qui lancent des appels à des attaques contre des boucheries, charcuteries poissonneries ou encore fromageries.
Depuis plusieurs mois, des groupes de militants végans radicalisés saccagent des boucheries, ce fut le cas en octobre à Paris, laissant désœuvrés des commerçants qui ne font que leur travail. Un travail qui contribue à la vie économique de Paris et la vie des quartiers ne l’oublions pas. En attaquant ces boucheries c’est aux petits commerçants que l’on s’attaque.

Caillassées, peinturlurées les vitrines de ces commerces font les frais de ces violences et les conséquences pour les commerçants sont lourdes, comme la perte d’activité et donc de revenus.

Si ces artisans passionnés par leur métier ne se découragent pas, il n’en reste pas moins qu’un vrai climat de crainte s’est installé. Dans le Nord, les bouchers en sont à payer des services de sécurité pour protéger leurs commerces…. Ça ne peut durer.
Dans son courrier adressé cet été au Ministre de l’Intérieur où la fédération professionnelle de la boucherie demandait la protection des forces de l’ordre, elle s’interrogeait aussi : « Face à cette escalade de la violence, quelle sera la prochaine étape ? » nous partageons cette interrogation.

Du 2 au 17 novembre l’association « 269 Life France » appelait « chacun d’entre nous à passer devant les boucheries, poissonneries et fromagers pour y verser du faux sang par terre ». Ces opérations étalées sur deux semaines appelées « Journées du sang versé » avaient pour but de sensibiliser à la cause animale. Nous y voyons avant tout du vandalisme. Nous ne remettons pas en question la cause défendue par les militants antispécistes. Attachés à la liberté d’expression nous considérons que chacun peut avoir des opinions divergentes, en revanche nous condamnons fermement leurs méthodes inadmissibles. La violence n’est pas et ne sera jamais tolérée.

Nous vous avons adressé un courrier pour vous faire part de nos inquiétudes Monsieur le Préfet. Considérant l’importance du sujet, nous souhaitions pouvoir également aborder publiquement ce sujet dans cet hémicycle.

Alors notre question est la suivante, Madame la Maire, Monsieur le Préfet, pouvez-vous nous présentez les mesures prises pour mettre un terme à ces attaques et en punir les auteurs ?
Comment pouvons-nous, à l’échelle de la mairie venir en aide aux commerces sinistrés ?