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Retour dans la presse sur notre proposition d’expérimentation des zones sans tabac dans les parcs parisiens

Exemple d’affichette que l’on peut retrouver dans les zones d’expérimentation

Retrouvez ici les liens des différents articles traitant de notre proposition :

Le Figaro : http://sante.lefigaro.fr/article/cet-ete-paris-va-experimenter-les-parcs-sans-tabac/

Le Monde : https://abonnes.lemonde.fr/sante/article/2018/07/03/paris-va-experimenter-les-parcs-sans-tabac_5325201_1651302.html?

20 minutes : https://www.20minutes.fr/sante/2300443-20180702-parcs-tabac-cigarette-bientot-bannie-tous-espaces-publics

 

Lancement de la mission d’information et d’évaluation sur le périphérique à l’initiative du groupe RGCI

Hier était lancée la mission d’information et d’évaluation sur le périphérique à l’initiative du groupe RGCI. Celle-ci s’étendra sur six mois et aura pour enjeu de définir des pistes d’avenir pour cet axe routier incontournable dans la vie des parisiens. Laurence Goldgrab, présidente du groupe RGCI a été élue présidente de cette mission d’information et d’évaluation. Eric Azière (UDI-MODEM) a lui été élu rapporteur. Les conclusions de cette MIE seront communiquées au printemps prochain.

Pensons le périphérique de demain ! Le groupe RGCI à l’initiative d’une mission d’information et d’évaluation.

L’histoire du boulevard périphérique débute bien avant 1973. Elle remonte aux « fortifs » de Thiers, dont la démolition a été actée par une loi qui aura 100 ans en 2019. Avant leur démolition, elles étaient devenues un véritable lieu de vie et de loisirs pour les ouvriers Parisiens, mais aussi des bidons villes.

Puis ce fut le temps des HBM, autre forme d’enceinte autour de la ville, et on a voulu y construire une ceinture verte, tristement abandonnée après 1941.

Puis ce fut l’ère du tout « automobile », considérée comme révolutionnaire. Les portes de Paris sont devenues des nœuds de circulation et la nécessité de relier l’ensemble des autoroutes qui convergeaient à Paris, la priorité. Le périphérique était né, véritable autoroute urbaine et avec lui une nouvelle enceinte, autre forme de fracture territoriale encerclant Paris.

Pourtant avant même son inauguration, les urbanistes critiquaient ce projet. Pompidou alors Président répondait simplement « les Français aiment les bagnoles ». On connait la suite, à peine ouvert déjà saturé, déjà dépassé.

Ce rappel historique permet d’éclairer le débat actuel et à venir. Paris doit-il rester cloisonner ?

On a voulu se protéger on a érigé un mur, on a voulu faire la part belle à la voiture on en a fait une autoroute. La question est que veut-on pour demain ?

Au cours de l’histoire, les choix qui ont été fait ont été ceux d’infrastructures lourdes, obsolètes avant même d’exister et bien embarrassantes aujourd’hui.

35,4 kilomètres de long, 35 mètres de large, axe le plus fréquenté d’Europe, 50 échangeurs, 1,2 million de véhicules par jour… La démesure caractérise le boulevard périphérique dont les coûts d’entretien et les nuisances sont aussi monumentaux que les mégastructures qui le composent.

Cet arc routier est cependant devenu un élément central de l’attractivité de notre Ville, au cœur des mobilités des parisiens et franciliens. Le trafic y a été multiplié par 5 et avec lui la pollution sonore et atmosphérique, si dangereuses pour la santé.

Les 80 décibels qu’il émet chaque jour et 70 la nuit ainsi que la pollution atmosphérique impactent directement les 160 000 personnes qui vivent à moins de 200 mètres et les 50 000 qui travaillent le long des maréchaux car logements, stades, écoles ou hôpitaux bordent le périph.

C’est pour toutes ces raisons que le groupe RGCI a souhaité la création de cette Mission d’information : « le périphérique : quelles perspectives de changements ? ». Il nous parait essentiel que les élus de Paris s’emparent de cette question parisienne.

 

Parisienne car le périph est intramuros et nous ne pouvons avoir une vision pour l’avenir de Paris sans le prendre en considération.

Il faut donc, collectivement, trouver des solutions à court terme parce qu’il y a urgence et que nous devons être prêt pour les JOP 2024 et aussi trouver des solutions sur le long terme pour rendre cette ceinture attractive. Nous devrons être vigilants car l’innovation d’aujourd’hui sera peut-être dépassée demain, ce qui nous oblige à faire preuve d’humilité. Le monde évolue, vite, très vite.

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Evacuations des camps de réfugiés, travailler ensemble pour garantir une situation digne pour tous !

Retrouvez l’intervention de Laurence Goldgrab suite au débat organisé par la Maire de Paris sur les réfugiés

Enfin. Après 4 mois de demandes de mise à l’abri, d’échanges parfois musclés entre les différents interlocuteurs, le camp du Millénaire a été évacué. S’en sont suivis hier matin ceux de porte de la Chapelle et du Canal Saint-Martin.  Si, tous dans ce conseil aurions voulu que ces mises à l’abri aient lieu bien plus tôt, nous devons avant-tout nous réjouir qu’elles se soient bien déroulées pour les principaux concernés : les réfugiés.

Le droit a donc été appliqué. Le droit qu’ont ces hommes, ces femmes, ces enfants à une prise en charge par l’Etat, pour leur demande d’asile.

Après des mois d’incertitudes il nous faut désormais penser l’avenir, et proposer des solutions durables et tant que ce peut développer un travail partenarial avec le gouvernement.

Car année après année les scénarii se suivent et se répètent. Un camp s’installe, on s’y intéresse médiatiquement quand il prend de l’ampleur, on évacue et un autre prend sa place. Depuis plus de 3 ans l’histoire s’est répétée plus d’une trentaine de fois sans pour autant que des leçons soient tirées par l’Etat, sans pour autant que les conditions de vie, de dignité et de traitement des principaux concernés s’améliorent.

Paris a pris sa part. Faut-il rappeler  que notre territoire concentre 1/3 de l’hébergement d’urgence d’Ile de France sur seulement 1% de la superficie régionale ? Faut-il rappeler les 30 millions alloués à l’aide aux réfugiés sur ces 3 dernières années ? Faut-il rappeler le leadership de notre municipalité pour la création de deux centres de premier accueil en 2016 et 2017 ?

Si Paris agit, et je tiens une nouvelle fois à saluer le travail et l’engagement de ma collègue Dominique Versini, Paris ne peut agir seule et n’en a simplement pas la compétence.

Face à la détresse des situations auxquelles nous faisons face, nous devons d’agir de concert et en responsabilité avec l’Etat afin de construire des solutions bien au-delà des clivages politiques.

Nous en sommes capables et le texte de loi d’orientation et de programmation « pour l’accueil des migrants humanitaires et pour une politique d’intégration », voté par l’ensemble des groupes de ce conseil l’a prouvé.

Nous devons agir d’autant plus que la question migratoire est devant nous, car aux migrations économiques et politiques s’ajouteront les migrations climatiques et des réfugiés continueront d’arriver par la Méditerranée. En l’état nous ne sommes pas convaincus que le projet de loi asile sera en mesure de répondre à l’urgence de la situation.

Nous avons aujourd’hui besoin de plus de place et de fluidité dans le traitement des demandes.

Nous devons mener plus globalement une véritable réflexion sur l’intégration, proposer des pistes, des perspectives, bref un avenir dans la tradition d’accueil qui est la nôtre. Ce travail doit se faire sur le terrain avec les associations mais aussi avec l’Etat.

Et si l’on veut accueillir dignement, il est nécessaire d’avoir un centre d’accueil et d’hébergement au niveau. Aussi notre groupe apporte son soutien sans réserve à la création d’un nouveau centre humanitaire de premier accueil.

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