14, 15 et 16 novembre 2018

Communication sur l’égalité femmes/hommes : l’intervention de Laurence Goldgrab

Madame la Maire, Chers collègues,

Depuis mardi 6 novembre à 15h35, les femmes travaillent gratuitement.

Il y a 75 ans, soit hier à l’échelle de l’humanité, nos grands-mères se battaient pour obtenir le droit de vote, c’est-à-dire être considéré comme un membre à part de la société. Il a fallu attendre 1965 pour avoir le droit d’ouvrir un compte en banque, c’est-à-dire être considéré comme capable de manipuler de l’argent. 10 ans plus tard c’est le droit à l’avortement qui était accordé aux femmes, c’est-à-dire le droit à disposer de son corps.

Ces femmes qui se sont battues pour le droit des femmes auraient-elles imaginé qu’en 2018, nous aurions encore besoin de nous battre pour faire respecter une règle pourtant élémentaire, à travail égal, salaire égal. Car malgré un arrêt de 1996, ce n’est toujours pas une réalité.

Écarts salariaux, emplois précaires, discontinuité dans les carrière, charge mentale, plafond de verre… il y a beaucoup à dire sur les retards que nous avons accumulé en France.. et je n’ose aborder ceux à l’échelle mondiale…

Mais sans aller si loin, il suffit parfois de discuter avec un ami, un collègue, un parent ou d’allumer sa télé pour s’apercevoir que certains préjugés ont la vie dure et que tant qu’ils seront si présents il sera difficile d’atteindre une réelle égalité.

Pour tendre vers cet objectif nous devons tous nous mobiliser. Femmes et Hommes. Il faut mesurer l’ampleur du phénomène, pour mieux le connaitre et mieux le défendre.

Le mouvement MeeToo l’année dernière a libéré la parole, des voix s’élèvent enfin pour dénoncer les paroles et les comportements abjectes qui ne devraient plus exister depuis longtemps. Sans tomber dans une quelconque caricature, sans pointer du doigt indifféremment toute une frange de la population, nous pouvons néanmoins reconnaitre que du chemin reste à parcourir.

La Ville démontre depuis de nombreuses années son engagement fort sur ce sujet, un engagement qui se manifeste aussi bien dans le soutien aux associations, qu’à la formation et la sensibilisation de ses agents ou dans le rééquilibrage de ses pol

itiques RH que dans des politiques volontaristes dans le domaine de la formation, du sport ou de l’éducation.

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Le groupe RGCI questionne la Préfecture de Police sur les attaques récentes auxquelles font face les commerces de bouche

Nous l’avons évoqué hier à plusieurs occasions, nous vivons dans une société où se développent de plus en plus de comportements violents.

Violents dans les mots mais aussi dans les actes. C’est le cas des attaques de collectifs qui prônent la violence pour faire passer leur message. Je pense ici aux groupes « antispécistes » qui lancent des appels à des attaques contre des boucheries, charcuteries poissonneries ou encore fromageries.
Depuis plusieurs mois, des groupes de militants végans radicalisés saccagent des boucheries, ce fut le cas en octobre à Paris, laissant désœuvrés des commerçants qui ne font que leur travail. Un travail qui contribue à la vie économique de Paris et la vie des quartiers ne l’oublions pas. En attaquant ces boucheries c’est aux petits commerçants que l’on s’attaque.

Caillassées, peinturlurées les vitrines de ces commerces font les frais de ces violences et les conséquences pour les commerçants sont lourdes, comme la perte d’activité et donc de revenus.
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Intervention de Laurence Goldgrab à l’occasion du vœu adopté relatif la lutte contre les LGBTphobies et à la violence à l’égard des personnes LGBTQI+

Tabassés pour un baiser dans une rue, pour du maquillage, pour une main tenue … bref tabassés ou insultés pour rien. Depuis plusieurs semaines les histoires se suivent et ce qui les relie c’est cette même haine crasse qui conduit à agresser gratuitement une personne dont l’orientation sexuelle dérange. C’est ce qui se passe en 2018 dans nos rues, à Paris comme en France.
Selon les chiffres officiels, il n’y aurait pas plus d’agressions homophobes, en revanche les victimes en parlent plus. Elles osent afficher ces visages tuméfiés, déformés pour dénoncer ces actes ignobles. Mais bien qu’il n’y ait pas de regain d’agressions, il n’en reste pas moins qu’une agression est déjà une de trop.
Mais que faire ?

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Retrouvez l’intervention de Laurence Goldgrab sur le document d’orientations budgétaires

Madame la Maire, mes chers collègues,
Je débutais l’année dernière mon intervention en rappelant l’importance du défi que nous avions à relever : tenir nos engagements pour Paris dans un cadre budgétaire incertain et contraint.
L’année s’est écoulée, nous avons eu à nous prononcer – non sans quelques inquiétudes – sur la contractualisation avec l’État et nous avons poursuivi la route tracée depuis 2014 : améliorer le cadre de vie des parisiennes et des parisiens tout en faisant preuve de rigueur et de sobriété budgétaire.
Des inquiétudes concernant les « malus » prévus par la contractualisation qui laisseraient sous-entendre un droit de regard de Bercy sur nos choix budgétaire et donc nos choix politiques subsistent. L’épée de Damoclès de la mise sous tutelle nous semble encore flotter non loin de nous.
Cependant, nous l’avons évoqué il y a quelques mois sur ces mêmes bancs, les termes actuels du contrat nous a permis la contractualisation sans nous éloigner de nos objectifs.
En effet, en lisant le document que vous nous avez communiqué, il semble évident que nous nous situons dans la continuité des années précédentes. Nous avons fixé un cap en2014, avec un programme commun audacieux et nous poursuivons notre action en ce sens tout en faisant preuve de sobriété et de sérieux budgétaire, n’en déplaise à l’opposition qui s’évertue à tenter de déformer la réalité pour dénoncer une soi-disant irresponsabilité de notre part, du gaspillage ou de la gabegie… Oui leur répertoire est riche de synonymes, mais ces synonymes sont tous aussi malhonnêtes les uns que les autres.
Malhonnêtes car les chiffres parlent pour nous et nous disent que nous faisons preuve de sérieux et de rigueur dans un contexte qui nous est défavorable.
Cela a d’ailleurs été souligné par les notes attribuées par les agences de notation financière. Début octobre Fitch a confirmé la note « AA », qui est la plus haute note possible pour une collectivité locale.
Les trois composantes de notre ligne budgétaire :
• sobriété des dépenses de fonctionnement
• stabilité de la fiscalité locale directe pour préserver le pouvoir d’achat des parisiens
• ambitieux plan d’investissement pour la qualité de vie des parisiennes et des parisiens.

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