2, 3 et 4 mai 2018

Propreté des espaces publics festifs : quels moyens mis en œuvre ?

Lors du Conseil de Paris de mai dernier nous avons questionné la Mairie de Paris ainsi que la Préfecture de Police sur la propreté des espaces publics festifs :

L’été arrive et avec lui les beaux jours et le retour des soirées en extérieur.

Et comme chaque année, les Parisiens investissent massivement ces lieux privilégiés que sont les parcs, les esplanades, les canaux : Saint-Martin à l’Est ou l’Ourcq au Nord et désormais les berges de seine. Paris offre de nombreux lieux se prêtant aux moments conviviaux, de détente, de sport et de fête.

Ces lieux parce qu’ils sont populaires sont exposés à certaines dérives.Chacun d’entre nous dans cette assemblée a probablement vu les images désolantes de nos quais couverts de bouteilles, de sacs et de mégots au lendemain d’une première soirée estivale. Ce sujet n’est pas nouveau, il y a deux ans déjà le collectif « Welcome to Canal Saint-Martin » posait hélas le même constat. Si des moyens matériels ont été mis en œuvre, avec l’installation de bacs et de corbeilles dans les lieux fréquentés, ils sont parfois insuffisant et on le voit, les incivilités persistent.

Alors, comment mieux prévenir, dissuader et le cas échéant sanctionner ces incivilités ? Incivilités dont les conséquences peuvent être plus lourdes que le seul besoin de renforts pour le nettoyage de ces lieux. Elles ont une incidence directe sur la salubrité et la propagation des nuisibles.

La sensibilisation entreprise auprès des utilisateurs de ces lieux sur la nécessité de les respecter doit être étendue et intensifiée.

Mais la propreté de ces lieux n’est pas notre seule préoccupation. Ce qui fait le charme de nos rives de seine et de nos canaux représente aussi un danger pour les noctambules potentiellement alcoolisés qui s’expose ainsi à la noyade.

Cette problématique de l’alcoolémie sur les quais se pose partout en France. Dans la Garonne à Bordeaux, dans la Loire à Nantes ou encore La Deûle à Lille de funestes faits divers viennent nous le rappeler.

Si offrir chaque année aux parisiennes et parisiens de nouveaux lieux pour profiter de façon conviviale de notre ville et du beau temps, correspond à notre engagement de reconquête par les habitants de l’espace public, cela soulève des problématiques de sécurité et de propreté auxquelles il nous faut répondre.

Aussi nous souhaiterions connaître les moyens, notamment humains, qui seront déployés par la Municipalité et la Préfecture de Police pour garantir la propreté de ces lieux et la sécurité de ceux qui les fréquentent, pour que Paris reste une fête ?

Pour une politique culturelle de proximité et simplifiée !

Riche, dense, diverse, moderne et innovante, l’offre culturelle à Paris est exceptionnelle.

Les parisiens ne s’y trompent pas et sont fiers de leur ville, de son attractivité et de son maillage unique de musées, monuments, théâtres, salles de spectacles, cinémas, librairies, galeries d’art, conservatoires, bibliothèques etc.

Les nécessaires rééquilibrages en faveur des quartiers populaires, un accès favorisé aux musées municipaux parisiens, une politique de maintien des commerces culturels en centre-ville via la Semaest, une aide circonstanciée aux théâtres et salles de spectacles pour prendre quelques exemples, sont des outils de réussite de notre politique culturelle en faveur de la diffusion.

Et si je mélange le public et le privé c’est volontairement parce que notre responsabilité est de reconnaître qu’aider les entreprises culturelles indépendantes comme nous le faisons est un enjeu majeur en faveur de la diffusion de la culture à paris.

Mais si Paris est en pointe de la diffusion culturelle, notre ville doit aussi axer ses priorités en faveur de la création d’une part et de l’accès à tous à la culture d’autre part. Ces enjeux sont permanents et ils évoluent sans cesse. Chaque parisien acteur de la culture plutôt que consommateur de produits culturels c’est un défi que vous lancez et qui suscite l’adhésion. Pour nous cela passe par la démocratisation de la culture d’abord.

Les inégalités sociales d’accès aux équipements culturels persistent. Avoir un équipement culturel en bas de chez soi ne signifie pas qu’on en poussera les portes. Des barrières existent et c’est de notre responsabilité de les identifier pour les faire tomber.

Nous proposons tout d’abord de renforcer la culture de proximité. Les contrats culture en arrondissement poursuivent cet objectif. Nous espérons que cette méthode sera rapidement étendue à l’ensemble des arrondissements, et qu’elle s’accompagnera de moyens supplémentaires qui peuvent, par ailleurs, être de différentes natures, financiers comme humains.

Nous avons formulé le vœu que davantage de moyens soient octroyés aux mairies d’arrondissement, afin de leur permettre de mettre en place une vraie politique culturelle déconcentrée, au plus près des habitants et de leurs attentes. Des initiatives et des festivals locaux d’arrondissement existent, mais souvent face au peu de moyens qui leur sont accordés, les mairies d’arrondissement ne peuvent organiser un évènement culturel et mener d’autres actions en parallèle. Pourtant ces évènements locaux rencontrent généralement un beau succès et permettent aussi de soutenir la diversité culturelle et l’émergence de projets divers professionnels ou amateurs.

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