18ème arrondissement

Crise migratoire : L’Europe, l’Etat et la Région doivent aussi mieux agir !

 

Communiqué de presse des élus du groupe RGCI au Conseil de Paris

Le 20 juin est officiellement la journée mondiale des réfugiés. L’occasion de rappeler que la pression migratoire sur l’Europe reste sans précédent. A Calais, à Vintimille ou à Paris, les campements de réfugiés se multiplient sous l’œil impuissant de nos collectivités. Pourtant, la Ville de Paris s’est engagée pour apporter un accueil digne aux réfugiés. Nous saluons le travail mené par l’exécutif. Mais aujourd’hui, nous pensons qu’il est nécessaire d’aller plus loin, vers un accueil digne et partagé des migrants.

« La rue et les campements de misère sont des solutions inacceptables pour les migrants comme pour les riverains, nous tirons la sonnette d’alarme face au drame qui se déroule sous nos yeux » explique Jean-Bernard BROS, président du groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants au Conseil de Paris. « L’Union européenne, l’État et la Région Ile-de-France restent trop passifs face à la catastrophe humanitaire en cours».

Aussi, les élus du groupe RGCI appellent la Région Ile-de-France et l’Etat à s’investir pleinement pour trouver de nouvelles solutions d’hébergement qui ne sont plus suffisantes. « L’accueil des réfugiés est de la responsabilité de tous» complète Jean-Bernard BROS. « Il nous faut trouver de nouveaux sites  pour construire un autre centre humanitaire au niveau de la Région Ile de France ».

La question du droit européen doit également être ouverte, notamment le protocole Dublin II qui laisse de trop nombreux réfugiés en difficulté pour obtenir l’asile. Une plus grande répartition dans l’ensemble des Etats européens est une nécessité, et la France doit respecter ses engagements en la matière.

Camps de migrants à Paris : Paris innove au bénéfice de la solidarité

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Qu’il résulte des conflits ou des changements climatiques, le phénomène migratoire perdure et va s’intensifier dans le futur. Face à cette situation, Paris, mais aussi l’ensemble des collectivités doivent agir efficacement.

Pour le Président  du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendants (RGCI) au Conseil de Paris, Jean-Bernard Bros, le camp humanitaire pour réfugiés déployé sur deux sites, l’un Porte de la Chapelle (18ème arrondissement), l’autre à Ivry-sur-Seine (94) était une nécessité. « Il n’était plus possible de laisser les campements sauvages se développer, qui sont véritablement des non-solutions pour les réfugiés comme pour les riverains. Notre majorité devait répondre avec force aux discours sécuritaires simplistes, à l’indifférence facile et au repli sur soi ». En outre l’intégration de ses nouvelles populations ne peut se faire que par un accueil efficace et adapté.

La Mairie de Paris porte aujourd’hui un signal fort. Depuis plusieurs mois, le monde associatif, confronté à cette question, cherche et expérimente des réponses innovantes pour offrir un meilleur accueil aux migrants. La collectivité parisienne travaillera donc avec le monde associatif.

Jean-Bernard Bros défend cette nécessaire innovation au service de la solidarité. «Les collectivités doivent aider à l’hébergement des réfugiés dès leur arrivée. Mais la Ville de Paris, où les espaces manquent, ne peut pas tout résoudre. Seules l’action collective qui s’en dégage mais aussi la solidarité nationale et territoriale peuvent nous mener loin dans la résolution de cette question. L’innovation aujourd’hui n’est plus seulement technique, elle doit être aussi sociale». La ville de Paris montre encore aujourd’hui sa capacité d’être à l’avant-garde sur des problématiques mondiales.