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Crise migratoire : L’Europe, l’Etat et la Région doivent aussi mieux agir !

 

Communiqué de presse des élus du groupe RGCI au Conseil de Paris

Le 20 juin est officiellement la journée mondiale des réfugiés. L’occasion de rappeler que la pression migratoire sur l’Europe reste sans précédent. A Calais, à Vintimille ou à Paris, les campements de réfugiés se multiplient sous l’œil impuissant de nos collectivités. Pourtant, la Ville de Paris s’est engagée pour apporter un accueil digne aux réfugiés. Nous saluons le travail mené par l’exécutif. Mais aujourd’hui, nous pensons qu’il est nécessaire d’aller plus loin, vers un accueil digne et partagé des migrants.

« La rue et les campements de misère sont des solutions inacceptables pour les migrants comme pour les riverains, nous tirons la sonnette d’alarme face au drame qui se déroule sous nos yeux » explique Jean-Bernard BROS, président du groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants au Conseil de Paris. « L’Union européenne, l’État et la Région Ile-de-France restent trop passifs face à la catastrophe humanitaire en cours».

Aussi, les élus du groupe RGCI appellent la Région Ile-de-France et l’Etat à s’investir pleinement pour trouver de nouvelles solutions d’hébergement qui ne sont plus suffisantes. « L’accueil des réfugiés est de la responsabilité de tous» complète Jean-Bernard BROS. « Il nous faut trouver de nouveaux sites  pour construire un autre centre humanitaire au niveau de la Région Ile de France ».

La question du droit européen doit également être ouverte, notamment le protocole Dublin II qui laisse de trop nombreux réfugiés en difficulté pour obtenir l’asile. Une plus grande répartition dans l’ensemble des Etats européens est une nécessité, et la France doit respecter ses engagements en la matière.

La France doit faire plus pour les réfugiés

Communiqué de presse des groupes communiste – Front de gauche, écologiste, socialiste et apparentés, radicaux de gauche centre et indépendants

Depuis plusieurs mois, Paris est confrontée à un afflux de migrants, pour la plupart réfugiés de pays où la violence fait rage. Originaires presqu’ exclusivement de l’Erythrée et du Soudan, ils fuient des régions où ils sont en grand danger. Si cette situation d’urgence appelle des mesures d’urgence, elle est aussi révélatrice du manque de dispositif d’accueil et d’accompagnement auquel l’État doit apporter des réponses. Grâce à la mobilisation d’habitant-es, d’associations, de militant-es et d’élu-es parisiens, l’accueil et l’hébergement de plus de 600 réfugiés a déjà pu avoir lieu à Paris ou à proximité, mais cela n’est pas suffisant.

Le 9 juin dernier, Anne Hidalgo a manifesté son soutien à la création d’un centre d’accueil pour les migrants, où ils pourraient être hébergés et décider s’ils veulent ou non demander l’asile en France. L’État doit prendre ses responsabilités pour apporter des solutions d’hébergement, d’accueil (accès aux droits sociaux, sanitaires et juridiques, traduction systématique de tous les documents, etc. ) et de prise en charge de l’ensemble des personnes et familles concernées.

Tout d’abord, en créant un ou plusieurs centre(s) d’information, d’accueil et d’hébergement pour les exilés. Situés en Île-de-France et notamment à Paris, ces structures devront pouvoir accompagner tous les migrants, qu’ils soient demandeurs d’asile ou en transit et susceptibles de le demander. Seule la mise en place d’un ou plusieurs lieux pérennes permettra de développer un dispositif efficace d’accompagnement par les associations et les services de la ville et de l’État.

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