Paris

Premières conclusions de la MIE Périphérique : retrouvez l’interview de Laurence Goldgrab dans Le Parisien

A la suite des 9 mois de travaux, la mission d’information présidée par Laurence Goldgrab touche à sa fin, vous trouverez ci-dessous les premières préconisations dans cet entretien réalisée par Christine Henry du journal « Le Parisien ».

Laurence Golgrab, présidente de la MIE

Laurence Goldgrab, présidente de la Mission d’information et d’évaluation sur le périphérique, évoque le rapport qui a été adopté ce lundi par les élus, avant son vote au Conseil de Paris.

Consensus autour du périphérique ! Après les premières mesures choc contenues dans le rapport sur la transformation du périphérique, et révélées par le Parisien le 29 avril dernier, les élus de la mission d’information et d’évaluation, qui ont planché pendant 6 mois, ont adopté ce lundi, à la majorité, les dernières préconisations relatives aux évolutions après 2030.

Les élus issus de tous les groupes représentés au Conseil de Paris rêvent de transformer cet anneau de circulation en une « large trame urbaine » une fois débarrassée de la pollution atmosphérique et des nuisances sonores. Les voitures non polluantes, transports collectifs, vélos et trottinettes circuleront côte à côte, sans danger. Et certains élus, tels que la présidente de la MIE, espèrent même qu’un jour les piétons pourront emprunter cet axe. Mais bien sûr, le trafic aura été « apaisé » d’ici là.

Le rapport de la mission créée à la demande du Groupe radical de Gauche Centre et Indépendants sera remis à la maire de Paris, Anne Hidalgo, le 28 mai prochain avant d’être examiné par le Conseil de Paris d’ici l’été.

La présidente de la MIE Laurence Goldgrab (Parti radical de gauche) revient les mesures réalisables à court terme.

Le consensus qui se dégage sur l’évolution du périphérique vous surprend-il ?

C’est la prise de conscience de la gravité de la situation qui nous a permis de trouver un consensus pour lutter contre la pollution.

La MIE a auditionné 80 experts. Qu’est-ce qui vous a marqué ?

Selon le président de la Fondation du souffle, le professeur Bruno Housset, 29 % des cancers du poumon et 43 % des décès provoqués par des maladies respiratoires sont liés à la pollution atmosphérique, reconnue comme cancérigène depuis 2013. D’après l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) entre 2010 et 2015, plus de 1,2 million de personnes sont venues aux urgences pédiatriques pour des problèmes d’asthme lors de pics de pollution. Ces chiffres sont terrifiants. Cette situation ne peut plus durer.

Quelles mesures préconisez-vous pour lutter contre la pollution ?

Parmi les mesures urgentes, nous préconisons de limiter la vitesse à 50 km/h. La vitesse actuelle de circulation moyenne est de 35 km/h entre 6 h 30 et 21 heures. Cette mesure va de pair avec une uniformisation du nombre de voies pour éviter les effets d’entonnoir. En parallèle, nous préconisons la création d’une voie réservée notamment pour les véhicules collectifs, le covoiturage et les véhicules non polluants. L’ensemble de ces mesures doivent aboutir à fluidifier le trafic, à lutter contre les congestions et pourrait augmenter la vitesse moyenne.

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«La vitesse actuelle de circulation moyenne est de 35 km/h entre 6 h 30 et 21 heures », précise Laurence Goldgrab. LP/Olivier Boitet

Ne craignez-vous pas que ces mesures impactent les livraisons ?

Les véhicules utilitaires représentent 22 % du trafic. Face à l’explosion du nombre de colis acheminés – 1 milliard en 2018 – nous devons engager une vaste réflexion avec les acteurs économiques sur la régulation et la mutualisation des livraisons dans la métropole du Grand Paris.

À quel horizon suggérez-vous de mettre en œuvre ces mesures ?

À l’horizon 2024, pour les Jeux olympiques. Mais nous souhaiterions que la voie réservée soit expérimentée avant 2024. D’autres mesures sont prévues d’ici 2030.

Les Franciliens se plaignent du rallongement de leur temps de parcours. Ne craignez-vous pas que ces mesures provoquent une bronca de l’autre côté du périphérique ?

La réunion avec les élus des communes limitrophes a été extrêmement consensuelle et que nous partageons le même constat sur les nuisances du périphérique. Nous souhaitons tous un périphérique apaisé et nous sommes prêts à y travailler ensemble.

On a du mal à croire que ces mesures seront suffisantes pour régler les problèmes de circulation en Ile-de-France…

Ces mesures n’ont de sens que si certains projets pilotés par l’État ou la Région voient le jour. Il faut une amélioration de l’offre de transports en commun aujourd’hui saturée avec notamment la création du Grand Paris Express et un meilleur maillage des territoires avec la mise en place d’un réseau de bus à haute fréquence pour les trajets de banlieue à banlieue. Ces déplacements représentent à eux seuls 45 % du trafic.

Nous proposons aussi de créer des gares multimodales, notamment aux portes de Paris, pour faciliter les connexions entre tous les modes de transport et offrir plus de confort aux usagers. C’est l’avenir.

Éducation à la sexualité : une charte parisienne pour mettre fin au flou !


 

Communiqué de Presse
Groupe « Radical de Gauche, Centre et Indépendants »

  Éducation à la sexualité
une charte parisienne pour mettre fin au flou !

Au Conseil de Paris de février, les élus du groupe « Radical de Gauche, Centre et Indépendants » demandent des engagements sur l’éducation à la sexualité dans les établissements scolaires parisiens.

Le récent rapport du Défenseur des droits a montré que dans de nombreux établissements en France, l’obligation légale de dispenser au moins trois séances d’éducation à la sexualité du CP à la Terminale n’est pas respectée.

L’éducation à la sexualité est un sujet sensible tout autant que le public auquel elle est destiné. Les élus du groupe RGCI considèrent que les enjeux sont importants pour plusieurs raisons : pour une question de santé publique et la prévention de grossesses précoces non désirées, des IST ou du VIH/Sida ; pour la construction des relations entre les filles et les garçons et la promotion d’une culture de l’égalité  ou encore pour prévenir les violences sexuelles et lutter contre les préjugés sexistes ou homophobes.

« Les élus RGCI demandent qu’un bilan des pratiques à Paris soit dressé. Et que sur cette base, nous puissions travailler à la co-construction d’une Charte avec l’ensemble des acteurs, pour poser les bases de bonnes pratiques. La signature de la Charte par les associations intervenantes pourrait servir d’agrément certifiant la qualité des interventions » explique Laurence Goldgrab présidente du groupe RGCI.

 

 

Pour les emplois et l’économie, « Oui » aux 12 dimanches à Paris

Jean-Bernard Bros, président du groupe Radical de Gauche, Centre et Indépendants (RGCI) soutient le projet de la Maire de Paris, d’autoriser les commerces à ouvrir 12 dimanches par an. Plus que de faire preuve de dogmatisme, il faut s’emparer de cette nouvelle liberté et faire montre de responsabilité pour l’économie et les emplois de Paris.

Ouvrir les commerces davantage créé de l’activité et des emplois. La fréquentation des boutiques déjà ouvertes le dimanche le prouve. Et derrière l’opportunité économique des commerçants, ce sont aussi d’emplois dont nous parlons. Les 62.000 commerces parisiens représentent 10 % des emplois parisiens et 40% des emplois franciliens.

« Les fédérations professionnelles sont consultées en amont et ce sont elles qui proposent aux autorités les dimanches où une ouverture est souhaitable. Il est temps, dans notre démocratie de faire confiance aux corps intermédiaires » explique Jean-Bernard Bros. En effet, si l’ouverture n’est pas viable économiquement, il est fort à parier que les commerces n’iront pas contre leur propre intérêt et resteront fermés.

Paris ne peut vivre que si son économie est en bonne santé. C’est pourquoi les élus du groupe RGCI disent oui aux 12 dimanches à Paris.

Communication sur la rentrée scolaire

Intervention de Jean-Bernard Bros, Président du groupe

Madame la Maire, mes chers collègues,

L’École joue un rôle fondamental dans l’équilibre des enfants et pour la transmission des savoirs et des repères nécessaires à leur vie future. La rentrée 2016 et son nouveau P.E.D.T. est celle de la consolidation des évolutions menées à Paris en faveur de la réussite et de l’épanouissement de tous les petits parisiens. Ce nouveau P.E.D.T. s’inscrit dans une cohérence d’ensemble : instaurer une continuité entre les projets d’école, de collège et de lycée. C’est également l’occasion de faire évoluer l’articulation de nos temps scolaires et périscolaires pour donner aux enfants de meilleures conditions d’apprentissage.

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Camps de migrants à Paris : Paris innove au bénéfice de la solidarité

Logo conseil de Paris

 

Qu’il résulte des conflits ou des changements climatiques, le phénomène migratoire perdure et va s’intensifier dans le futur. Face à cette situation, Paris, mais aussi l’ensemble des collectivités doivent agir efficacement.

Pour le Président  du groupe Radical de Gauche Centre et Indépendants (RGCI) au Conseil de Paris, Jean-Bernard Bros, le camp humanitaire pour réfugiés déployé sur deux sites, l’un Porte de la Chapelle (18ème arrondissement), l’autre à Ivry-sur-Seine (94) était une nécessité. « Il n’était plus possible de laisser les campements sauvages se développer, qui sont véritablement des non-solutions pour les réfugiés comme pour les riverains. Notre majorité devait répondre avec force aux discours sécuritaires simplistes, à l’indifférence facile et au repli sur soi ». En outre l’intégration de ses nouvelles populations ne peut se faire que par un accueil efficace et adapté.

La Mairie de Paris porte aujourd’hui un signal fort. Depuis plusieurs mois, le monde associatif, confronté à cette question, cherche et expérimente des réponses innovantes pour offrir un meilleur accueil aux migrants. La collectivité parisienne travaillera donc avec le monde associatif.

Jean-Bernard Bros défend cette nécessaire innovation au service de la solidarité. «Les collectivités doivent aider à l’hébergement des réfugiés dès leur arrivée. Mais la Ville de Paris, où les espaces manquent, ne peut pas tout résoudre. Seules l’action collective qui s’en dégage mais aussi la solidarité nationale et territoriale peuvent nous mener loin dans la résolution de cette question. L’innovation aujourd’hui n’est plus seulement technique, elle doit être aussi sociale». La ville de Paris montre encore aujourd’hui sa capacité d’être à l’avant-garde sur des problématiques mondiales.