santé

Vote pour l’expérimentation d’une salle de consommation à moindre risque à Paris

HopitalLariboisièreConseil de Paris
Séance des 29, 30 et 31 mars 2016
Intervention de Jean-Bernard BROS
Aménagement d’une salle de consommation à moindres risques sur le site de l’Hôpital Lariboisière

Madame la Maire, mes chers collègues,

J’avais déjà eu l’occasion, par le passé, de saluer l’ouverture d’une salle de consommation à moindre risque dans notre capitale. Je souhaite le refaire aujourd’hui.

De nombreux pays ont déjà orienté leurs politiques publiques vers l’ouverture de ce type de structures. Ces politiques s’inscrivent dans une stratégie de réduction des risques. En ce sens, les salles de consommation à moindre risque sont des lieux où les personnes qui consomment des drogues peuvent le faire avec du matériel stérile et encadrées par des professionnels formés. Mais je le rappelle, aucune drogue n’est fournie aux usagers de la salle.

Ces expériences montrent une diminution des comportements à risque et des overdoses mortelles, ainsi qu’une réduction de l’usage de drogues en public et des nuisances associées. C’est la seule solution que nous connaissons actuellement, qui porte autant de résultats !

Pour nous, les salles de consommation à moindre risque sont donc parties prenantes d’une démarche réaliste et pragmatique pour réduire les risques et les dommages liés à la consommation de drogues, aussi bien pour les usagers eux-mêmes que pour la communauté en général.

Car cette assistance aux personnes dépendantes est aussi et surtout une véritable politique de santé publique.

Vous l’avez compris, mes chers collègues, le groupe RGCI apporte son soutien plein et entier à cette délibération.

Je vous remercie.

 

Communication sur la politique de santé – Intervention

Madame la Maire, mes chers collègues,

Si elle reste une compétence d’Etat, la politique publique de santé doit trouver dans l’action municipale l’impulsion nécessaire pour assurer une véritable proximité. Les inégalités territoriales sur la santé sont avant tout des inégalités sociales. Nous connaissons le lien entre les inégalités sociales et les inégalités d’espérance de vie, cela a été prouvé par de nombreuses études épidémiologiques.

 Améliorer l’accessibilité aux services de santé : cela doit être le maitre-mot de notre politique. Les obstacles sont nombreux et l’exécutif apporte aujourd’hui des éléments concrets pour répondre à ces enjeux.

 L’obstacle à l’accessibilité est tout d’abord financier. Les plus pauvres, et ADT Quart Monde le confirmait il y a quelques jours lors de la présentation de son rapport annuel, ont toujours d’énormes difficultés à se soigner, les inégalités de santé restent fortes. Concernant la médecine de Ville, la faible part des médecins exerçant en secteur 1 est préoccupante, aussi bien chez les généralistes que chez les spécialistes. Les dernières annonces de l’ordre des médecins et du syndicat des médecins généralistes n’ont d’ailleurs rien pour nous rassurer.

Lire la suite