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Tour triangle : un sérieux revers pour Anne Hidalgo

le parisien

 

 

 

Huit mois seulement après son élection, l’ex-adjointe chargée de l’urbanisme de Bertrand Delanoë, aujourd’hui à la tête de la mairie de Paris, n’a pas réussi à obtenir une majorité sur la tour Triangle. Les opposants à ce gratte-ciel de 180 m, qui devait surplomber le parc des Expositions, à la porte de Versailles (XVe), l’ont emporté de cinq voix. Sur 163 conseillers de Paris, on dénombre 83 bulletins contre, 78 pour, un bulletin nul et un non-votant.

Anne Hidalgo savait qu’elle ne pouvait pas compter sur le soutien des écologistes, membres de sa majorité mais farouchement hostiles à ce projet. Mais, jusqu’au bout, elle avait espéré pouvoir détourner des voix de droite et du centre pour faire passer son projet.

En acceptant le vote à bulletin secret réclamé par le groupe socialiste, elle espérait ainsi « faciliter » le vote de conseillers de droite et du centre qui s’étaient manifestés en faveur de la tour sous l’ère Delanoë. « Des dizaines d’élus UMP et UDI-MoDem m’ont réclamé un scrutin secret. Et pas des moindres » a assuré Anne Hidalgo.

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Dépêche AFP – Tour triangle

AFP

Paris, 17 nov 2014 (AFP) –

Le groupe EELV au Conseil de Paris a regretté lundi la position « jusqu’au boutiste » de la mairie, après sa décision de contester en justice le vote sur la Tour Triangle, au motif que le secret du scrutin n’avait pas été respecté.

« Le vote a eu lieu, on a gagné ce vote, on regrette cette position jusqu’au-boutiste qui ne prend pas acte du résultat démocratique, exprimé et même connu à l’avance« , a affirmé à la presse le coprésident du groupe EELV, David Belliard. « Il est difficile de comprendre cette stratégie qui veut passer à tout prix sur la tour Triangle, (la maire de Paris, Anne Hidalgo) aurait tout intérêt à tourner la page, à construire quelque chose avec nous« , a-t-il poursuivi. « On aurait eu intérêt à ensemble tourner la page (de l’ancien maire Bertrand) Delanoë pour avoir une nouvelle vision de l’urbanisme (…) Il y a beaucoup de sujets d’urbanisme sur lesquels travailler (…) Cela risque de parasiter les discussions que l’on va avoir ensemble« , a dit la co-présidente, Anne Souyris. « Fragiliser la majorité pour ça, franchement !« , s’est-elle exclamée. « Répondre par du juridique à un vote démocratique, c’est quand même compliqué, c’est quand même quelque chose qui pose question« , a souligné M. Belliard.

L’adjoint PCF de la maire de Paris, Ian Brossat, a a contrario soutenu la démarche de la maire de Paris. « On ne pouvait pas laisser Mme Kosciusko-Morizet détourner ainsi le vote à bulletin secret », a-t-il souligné auprès de la presse. Le président du groupe PRG, Jean-Bernard Bros, s’est de son côté dit « inquiet pour la suite des événements« . « C’est la démonstration qu’on n’a pas de majorité sur des projets structurants« , a-t-il commenté, en se demandant ce qu’il adviendrait par exemple du projet de la mairie de combler un certain nombre de « dents creuses » (des immeubles plus bas que leur voisins) pour densifier la Ville.

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